Le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, fragilisé par des rumeurs de départ

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a démenti mollement les informations du « New York Times » disant que la Maison Blanche travaille à un départ de M. Tillerson.

세계 | 30.11.2017 à 22h49 • Mis à jour le 30.11.2017 à 23h00 | 질 파리 (워싱턴 특파원)

Le secrétaire d’Etat Rex Tillerson, le 30 novembre.

L’hypothèse d’un départ prématuré de Rex Tillerson du département d’Etat évoqué depuis l’été à Washington a repris de la vigueur jeudi 30 novembre. Tout d’abord avec la publication par le 뉴욕 타임즈 d’un article s’appuyant sur des sources anonymes internes à l’administration. Ensuite du fait du commentaire laconique du président des Etats-Unis, 도날드 트럼프, pourtant prompt à 비난 les « informations bidons » d’un quotidien souvent accablé de sarcasmes.

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« Rex est là », s’est-il contenté de 대답 à des questions sur le sort de son secrétaire d’Etat, alors qu’il recevait à la Maison Blanche le prince héritier de 바레인, Salman ben Ahmad Al-Khalifa, en compagnie de M. Tillerson. Interrogée un peu plus tard, la porte-parole du président, Sarah Sanders, a fait 알고있다 pour tout démenti que « quand le président perd confiance en quelqu’un, cette personne part ». La porte-parole de Rex Tillerson, Heather Nauert, a assuré de son côté que le chief of staff de la Maison Blanche, John Kelly, avait assuré à l’équipe du secrétaire d’Etat que ces informations du 뉴욕 타임즈, recoupées par le 워싱턴 포스트, étaient fausses.

De nombreux désaccords

En choisissant de ne pas démentir avec plus de force les articles de jeudi, la Maison Blanche contribue pourtant à affaiblir un peu plus un responsable déjà en difficulté. Les divergences entre M. Trump et M. Tillerson ont en effet été nombreuses en dix mois, qu’il s’agisse de la sortie de l’accord de 파리, de la gestion de la crise nord-coréenne ou de celle qui oppose l’사우디 아라비아 et les Emirats arabes unis au 카타르, ou encore à propos de l’accord 국제 노동자 동맹 sur le nucléaire iranien.

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Désavoué publiquement à de nombreuses reprises, y compris sur le compte 지저귀다 du président, M. Tillerson a dû en outre se prêter en octobre à un exercice embarrassant d’allégeance. Il intervenait après la publication d’un compte rendu d’une réunion au Pentagone au cours de laquelle le secrétaire d’Etat aurait qualifié le président de « crétin ». Le secrétaire d’Etat avait refusé de 이야기 s’il avait ou non utilisé cette expression.

Les relations délicates avec la Maison Blanche se doublent en outre d’un profond isolement de M. Tillerson au sein de sa propre administration à la suite d’une tentative de réforme à la hussarde. Imputable à la fois à la Maison Blanche, qui souhaite 제출 l’institution à une cure d’austérité, et aux atermoiements de son diplomate en chef, le département d’Etat pâtit d’une série de vacances à des postes stratégiques.

Crise de confiance

Cette situation a attiré mercredi et jeudi dans le 뉴욕 타임즈 puis dans le 워싱턴 포스트,의 트리뷴 alarmistes signées pour la première par d’anciens ambassadeurs ayant servi sous des administrations démocrate et républicaine, Nicolas Burns et Ryan Crocker, et pour la seconde par l’ancienne secrétaire d’Etat démocrate Madeleine Albright. Le 2 novembre, interrogé sur la chaîne Fox News à propos de ces vacances, M. Trump avait rétorqué : « Je suis le seul qui compte. »

Même si Rex Tillerson reste dans l’immédiat à son poste, il ne peut 표시 que diminué aux yeux de ses interlocuteurs internationaux, alors qu’il doit effectuer une tournée en 유럽 la semaine prochaine. Une crise de confiance qui survient alors que la 외교 des Etats-Unis est confrontée à l’impasse liée aux projets balistiques et nucléaires nord-coréens, à des tractations difficiles à propos de la 시리아, ou encore aux incertitudes créées par le ton résolument offensif adopté par la nouvelle administration envers l’이란.

Les noms avancés jeudi pour 교체 M. Tillerson ne sont pas de nature à 확인 보다 낮은 cette tension. Le directeur de la CIA, l’ancien représentant républicain du Kansas Mike Pompeo, apparaît de longue date comme un postulant sérieux. Le jeune sénateur républicain de l’Arkansas Tom Cotton, devenu proche de M. Trump, pourrait alors le remplacer à la tête de l’agence de renseignement américaine. L’un comme l’autre sont réputés pour leur hostilité envers l’Iran et envers l’accord encadrant strictement les ambitions nucléaires de Téhéran.

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