Les progrès contre le paludisme sont menacés

Les résistances aux traitements et aux insecticides ainsi que l’insuffisance des financements inquiètent l’OMS, alors que la maladie a tué 445 000 personnes en 2016.

세계 | 29.11.2017 à 19h25 | Paul Benkimoun

Un « Anopheles gambiae » (une des espèces d'anophèles, vecteur du parasite responsable du paludisme).

Malgré les progrès accomplis au cours de la dernière décennie, les chiffres demeurent terribles : toutes les deux minutes, le paludisme tue un enfant de moins de 5 ans et neuf fois sur dix, il s’agit d’un enfant africain. Pire, les gains réalisés face à cette maladie parasitaire stagnent. Publié mercredi 29 novembre, le rapport 2017 sur le paludisme dans 세계 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique qu’avec 216 millions de cas en 2016, ce sont 5 millions de cas supplémentaires qui ont été recensés par rapport à 2015. Le nombre des décès, lui, reste stable avec 445 000 morts en 2016.

L’OMS estime que « l’insuffisance de financement tant au niveau national qu’국제 노동자 동맹 est un problème majeur, qui entraîne des écarts importants dans la couverture en moustiquaires imprégnées d’insecticide, en médicaments et autres outils salvateurs ». Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a mis en garde : « Nous sommes à un tournant. Sans action urgente, nous risquons de régresserrater les objectifs mondiaux sur le paludisme pour 2020 et au-delà. »

또한 읽기 : L’OMS va tester un vaccin antipaludique en Afrique

Dans sa stratégie 2016-2030 contre le paludisme, l’OMS avait fixé des objectifs graduels. Pour 2020, ils incluaient une réduction d’au moins 40 % de l’incidence et des taux de mortalité, une diminution d’au moins 75 % en 2025 et d’au moins 90 % en 2030. Partout, si l’on compare 2016 à 2010, la mortalité liée au paludisme diminue, sauf dans la région Méditerranée orientale où elle reste inchangée. Les baisses les plus prononcées ont été observées dans les régions Asie du Sud-Est (44 %), 아프리카 (37 %) et Amériques (27 %).

Huit décès sur dix concentrés dans quinze pays

Or, comme l’explique sur le site de l’OMS Abdisalan Noor, chef de l’équipe surveillance du programme mondial de lutte antipaludique de l’institution, « lorsque l’on examine de plus près les données, la tendance à la baisse des cas et de décès dus au paludisme a stagné et a même été inversée dans certaines régions, au moins au cours des trois dernières années ».

En 2016, huit décès sur dix dus au paludisme dans le 세계 ont été concentrés dans quinze pays et tous en Afrique subsaharienne, sauf l’. L’Afrique présente ainsi à elle seule 91 % de l’ensemble des décès imputables au paludisme, loin devant la région Asie du Sud-Est (6 %).

Si ce tableau d’ensemble a de quoi 걱정, les progrès dans la lutte contre le paludisme n’ont pas disparu du jour au lendemain. Le rapport souligne plusieurs points positifs par rapport à la situation de 2010, tel le nombre de pays notifiant moins de 106 000 cas annuels (44 pays actuellement, comparé à 37 pays six ans plus tôt).

Progression du dépistage

Dans la plupart des régions, l’accès aux outils de prévention comme le dépistage a augmenté. L’Afrique est la région où la hausse de la pratique d’un test diagnostic chez des cas suspects de paludisme a été la plus forte : 87 % en 2016 contre 36 % en 2010.

Ils sont cependant ternis par le phénomène croissant des résistances, qui affectent tant les traitements que les insecticides utilisés pour les moustiquaires et les pulvérisations intradomiciliaires, et par les insuffisances de financement.

Des résistances partielles aux traitements de référence (combinaisons à base d’artémisinine) existent dans la région du Grand Mékong – qui rassemble Cambodge, Laos, Birmanie, Thaïlande베트남 – sans que cela y empêche pour l’instant une baisse des cas et du nombre des décès. La menace est bien de 전망 ce danger se propager à d’autres régions du monde comme cela s’est fait pour d’autres antipaludéens.

또한 읽기 : Premier cas de résistance au principal antipaludéen en Afrique

Dans 81 % des pays concernés, les autorités avaient signalé en 2016 des résistances à la seule classe d’insecticide utilisée pour imprégner les moustiquaires, celles des pyréthrinoïdes. L’OMS affirme cependant que, même dans les régions où le phénomène existe, il n’empêche pas l’efficacité protectrice des moustiquaires.

Encore faut-il que les populations menacées y aient suffisamment accès. Dans son rapport, l’OMS constate que 46 % des personnes vivant en Afrique saharienne 박람회ées au risque du paludisme ne sont pas protégées par des moustiquaires imprégnées d’insecticide.

또한 읽기 : La moustiquaire, arme de protection massive

L’autre sujet qui suscite l’inquiétude est la question du financement. En 2016, les pays où la maladie sévit et les partenaires internationaux – dont le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, par lequel la moitié des sommes ont transité – ont investi 2,7 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros) dans la lutte contre le paludisme. Les trois quarts l’ont été en Afrique. Les pays où la transmission est endémique sont à l’origine de 31 % du financement total.

Cependant, les sommes mobilisées en 2016 sont loin du niveau requis pour 달성 le premier objectif intermédiaire de la stratégie mondiale, à 알고있다 réduire en 2020 d’au moins 40 % par rapport à 2015 l’incidence du paludisme et la mortalité qui y est associée sur le plan mondial.

L’OMS et ses partenaires estiment qu’en 2020, il faudrait 있다 atteint une somme totale de 6,5 milliards de dollars (5,5 milliards d’euros). C’est plus du double qu’actuellement. Or les financements restent stables depuis 2010, ce qui freine entre autres l’indispensable recherche et 개발 de nouveaux outils pour le contrôle et l’élimination de ce fléau.

fr

워드 프레스

우리는 개선 주셔서 감사합니다, 웹 사이트의 품질을 개선하고 검사 기사, 뉴스 및 품질에 활성 사용자를 보상하는 시스템에서 작업 Business Monkey News!

항목이 잘못되면,이 오역이나 누락 된 정보, 당신은 (우리가 수정합니다) 댓글을 통지, 편집 할 수 있습니다 또는 당신이 할 수있는 여기에 원래 문서를보기 : (원래 언어 조)

변경 2 시간에 업데이트됩니다.

편집 스토리