Allemagne : un statu quo risqué

Editorial. Pour sortir du blocage politique issu des dernières élections, les sociaux-démocrates se disent désormais prêts à reformer une grande coalition avec les conservateurs d’Angela Merkel.

세계 | 25.11.2017 à 10h37

Editorial du « 세계 ». On connaît la boutade : le 축구 est un 스포츠 qui se joue à deux équipes de onze joueurs, et à la fin c’est l’독일 qui gagne. Si le sujet n’était pas si sérieux, on pourrait appliquer la formule à la 정책 allemande actuelle. Outre-Rhin, la démocratie, ce sont des électeurs qui votent, et à la fin c’est une grande coalition entre conservateurs (CDU-CSU) et sociaux-démocrates (SPD) qui gouverne.

Deux lectures de la crise 정책 allemande actuelle sont possibles. La première est optimiste : après deux mois de tractations et l’échec, il y a une semaine, d’une tentative de coalition inédite et trop hétéroclite entre les conservateurs, les libéraux du FDP et les Verts, l’Allemagne pourrait enfin reconstituer un gouvernement stable. En effet, conservateurs et sociaux-démocrates ont dirigé ensemble le pays entre 2005 et 2009 puis entre 2013 et 2017 sous la houlette de la chancelière Angela Merkel, et ils disposent d’une nette majorité en voix (53 %) et en sièges au Bundestag (399 sur 709).

Tout irait donc bien à Berlin. Rappelé à l’ordre par Frank-Walter Steinmeier, l’ancien dirigeant 사회적인-démocrate devenu président de la République, le SPD renouerait ainsi avec une certaine tradition politique outre-Rhin, en faisant 지출 les intérêts du pays avant ceux du parti. Belle leçon de responsabilité ! Les mêmes optimistes ajoutent que, si elle voit effectivement le jour, cette grande coalition serait une bonne nouvelle pour l’유럽. Et, en tout cas, pour Emmanuel Macron, dont les 아이디어 devraient 있다 mieux accueillies que par un gouvernement dans lequel les libéraux, euro-critiques, auraient joué un rôle majeur. Malgré le succès de l’extrême droite, l’Allemagne resterait gouvernée au 센터.

Un rassemblement de perdants

Une version plus pessimiste semble, malheureusement, plus réaliste. Car la grande coalition qui se dessine maintenant rassemble les perdants des élections de septembre et la relégation dans l’opposition des autres formations qui, toutes, ont gagné des voix. Le SPD ne voulait plus gouverner car il estimait que la coalition sortante avait été sanctionnée. Il avait raison.

De même, il est clair qu’une grande coalition s’inscrira inévitablement dans la continuité de la politique menée ces dernières années, alors qu’un nombre croissant d’électeurs souhaitaient à l’évidence du changement. Enfin, si les partis partenaires (CDU-CSU et SPD) parviendront sans doute assez facilement à se 넣어 d’accord sur un contrat de gouvernement, c’est pour la mauvaise raison qu’aucun d’entre eux n’avait de programme précis. Parce qu’il avait anticipé sa défaite, le SPD n’a, durant la campagne, proposé aucune mesure-phare et son candidat, Martin Schulz, ancien président du Parlement européen, n’a même pas osé 놀이 la carte européenne. Quant aux conservateurs, ils ont une fois de plus tout misé sur Angela Merkel.

Lire aussi. Allemagne : le SPD prêt à discuter d’une participation au gouvernement Merkel

Or, après douze années de , celle-ci ne peut plus guère incarner l’avenir. Son ambiguïté sur les réfugiés – elle ne regrette pas de les 있다 accueillis mais promet de ne pas recommencer ! – est révélatrice du désarroi idéologique des conservateurs. Entre un parti social-démocrate aussi désemparé que la plupart de ses homologues européens et des conservateurs qui n’osent pas 회전 la page Merkel, la grande coalition risque donc de ressembler bien davantage à une alliance d’éclopés qu’à une équipe conquérante. Ce n’est une bonne nouvelle ni pour l’Allemagne ni pour l’Europe.

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