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Jean-Michel Blanquer, la politique adroite

Ni restaurateur ni réformateur, le ministre de l’éducation nationale s’attache à donner des gages aux anciens et aux modernes. Son but ? Faire sortir l’école du clivage droite-gauche.

El mundo | 30.11.2017 à 06h35 | por Philippe Ridet

Jean-Michel Blanquer, en mai.

Soudain, l’évidence saute aux yeux. Dans la bibliothèque du lycée Henri-Poincaré de Nancy, un matin de novembre où il est venu parler de la prochaine réforme du baccalauréat, Jean-Michel Blanquer est chez lui. Normal, direz-vous, pour un ministre de l’éducation nationale passé par tous les postes, de professeur agrégé de droit public à recteur, de directeur général de l’enseignement scolaire (DGESCO) à directeur de grande école (Essec).

En face de lui, le prof de philo s’inquiète pour la philo, celle de musique pour la musique, celui de maths pour les maths. Le ministre les laisse s’exprimer, anticipe parfois un raisonnement, le résume. Ces interlocuteurs d’un jour, il les connaît depuis toujours. Il leur ressemble, parle leur langue, leur sabir au besoin, partage leurs inquiétudes, les rassure.

La veille, le ministre faisait face à un autre auditoire, un parterre d’étudiants de l’université Paris-Dauphine. Son amie et conseillère en communication Perrine Dufoix, fille de l’ancienne ministre des affaires sociales Georgina Dufoix, l’a trouvé, là aussi, très à son aise : « On aurait dit un poisson dans son bocal. »

« L’école doit produire de la confiance »

A Nancy, seule la représentante des élèves rompt le consensus. « Pourquoi cet optimisme, alors que les réformes sont rarement un sujet d’unité nationale ? » On connaissait la réponse, qu’il nous avait donnée dans son bureau : « Je ne suis pas béat, mais je suis convaincu que l’éducation n’est pas un sujet de clivage gauche-droite. Elle se situe au niveau le plus haut, celui des valeurs. Elle peut être partagée par 90 % des Français. L’école doit produire de la confiance. » Objectif presque atteint : selon les chiffres qu’on aime se repasser dans l’entourage du ministre, 80 % des sondés approuvent ses premières mesures. Dans le train du retour, il ajoute : « Ces visites de terrain n’ont rien d’artificiel. On perçoit des ambiances, on sort des faux-semblants. »...

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