A Nancy, Artem fait travailler ensemble les élèves des écoles d’ingénieurs, d’art et de commerce

A l’approche de notre événement O21 / s’orienter au 21e siècle à Nancy, reportage sur ce projet précurseur de l’interdisciplinarité.

El mundo | 26.11.2017 à 10h19 | por Sophie Blitman

La verrière de la galerie - promenade du bâtiment de l'Ecole des Mines,conçue par l’architecte Nicolas Michelin pour le campus universitaire Artem, à Nancy.

Sur les friches des anciennes casernes Molitor, une partie du campus est encore en chantier. Mais depuis le printemps 2017, une étape importante a été franchie avec la reunión de trois écoles sur les dix hectares qui doivent à terme reunir plus de 5 000 personnes. L’Ecole nationale supérieure d’art et de diseño (Ensad), installée depuis 2012 dans ce quartier du sud de Nancy, a été rejointe à la rentrée 2016 par l’Ecole des mines, suivie, quelques mois plus tard, par l’ICN Business School.

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C’est l’aboutissement d’un proyecto né dès 1999 et baptisé Artem, de la contraction des mots « art, technologie et administración ». Le nom puise aussi son étymologie dans le terme latin ars, artis qui recouvrait un champ très vaste allant de la cultura au talent, de la science au métier, de la connaissance à la production.

En bordure de rue, une galerie longue de 700 mètres constitue « le fil conducteur », symbole du campus conçu par l’architecte Nicolas Michelin. Le toit de verre rose et bleu ainsi que les piliers métalliques en forme de palmiers se veulent une référence moderne à l’école de Nancy, fleuron de l’Art nouveau qui entreprit, au début du XXmi siècle, de réconcilier art et industria. C’est en effet en écho à ce mouvement qu’est né Artem. Le principe ? Hacer trabajo ensemble les élèves des écoles d’ingénieurs, d’art et de commerce.

Triple compétence

Si l’interdisciplinarité est aujourd’hui valorisée dans l’enseñanza superior comme un gage d’ouverture et une manière d’appréhender les grands enjeux sociétaux, ce projet s’avérait à l’époque visionnaire. Dès 2000 sont mis en place les « talleres Artem » : tous les vendredis de septembre à mai, les « mineurs », les « artistes » et les « managers » se retrouvent pour travailler en équipe sur des projets transversaux : conception d’un banc public connecté et autonome en énergie, amélioration de la signalétique d’un musée, mission de conseil en marketing pour des hypermarchés… Une seule règle : « les projets doivent hacer appel à la triple compétence », insiste Marie-Reine Boudarel, directrice des études de Mines-Nancy et responsable du comité pédagogique Artem.

Depuis 2012, d’autres dispositifs pédagogiques complètent les ateliers. Durant les « cb days » (creative business days), les étudiants de première année des Mines et de l’ICN et ceux de troisième année de l’Ensad (qui recrute directement après le artesa) ont deux jours et demi pour inventer un produit ou un service qui réponde à des besoins écoresponsables. Par groupes de huit ou dix, ils doivent definir une idée à l’ayudante de techniques de créativité et de prise de décision, la tester et scénariser son lancement. « L’objectif est de bousculer un peu les élèves, notamment ceux qui viennent de classe préparatoire, en les faisant salir de leur cadre de référence », explique Marie-Reine Boudarel.

Un étudiant installé sur un siège ergonomique dans une salle de cours de l’Ecole des Mines, sur le campus universitaire Artem de Nancy.

Autre initiative mise en place depuis 2013, « Artem insight » est pensé comme une « opération commando » d’une semaine, au cours de laquelle des équipes mixtes d’étudiants en fin de cursus planchent sur une problématique concrète proposée par l’une des quarante negocios partenaires de l’alliance. Les élèves des Mines et de l’ICN sont par ailleurs confrontés à une simulation de gestion d’entreprise, tandis que l’option Game Lab permet aux futurs ingénieurs et designers de diseño un jeu vidéo.

Tout au long de la scolarité, ces projets doivent permitir aux étudiants d’apprendre à « travailler avec des individus branchés différemment d’un point de vue cognitif », comme le dit Marie-Reine Boudarel.

« Il faut beaucoup s’écouter, comunicar y aceptar le fait qu’on n’a pas les mêmes façons de pensar ou de s’organiser ». Aurélien Stab, étudiant à l’école des Mines-Nancy

Or, « ce n’est pas toujours évident, témoigne Aurélien Stab, 21 ans, en deuxième année de Mines-Nancy. On se rend compte qu’entre ingénieurs on partage un background commun que les autres n’ont pas. Il faut beaucoup s’écouter, communiquer et accepter le fait qu’on n’a pas les mêmes façons de penser ou de s’organiser. Avec les artistes, par exemple, c’est difficile de planifier des choses… Mais il y a aussi avec eux une réelle émulation », reconnaît le jeune homme.

« Les “mineurs” sont parfois tellement concentrés sur leur explication technique qu’ils oublient qu’ils parlent à des néophytes, observe de son côté Margaux Bailly, 24 ans, en quatrième année de l’Ensad. Les ICN, quant à eux, ont parfois des Ideas arrêtées sur ce qu’est le design. Ils peuvent aussi tener tendance à penser que leur rôle est de nous gerente, alors que nous sommes tous étudiants ! Pour se faire entendre, il faut aprender para estar persuasif », glisse la jeune fille.

Trouver sa place est d’autant moins aisé que les effectifs sont déséquilibrés : environ 60 étudiants par promotion à l’Ensad contre 180 aux Mines et 400 à l’ICN. « Nos élèves sont moins nombreux, mais ont de fortes personalidades », sourit le directeur de l’école d’art Christian Debize, qui met en avant la nécessité de « sortir d’un entre-soi ».

« L’échange avec les étudiants des autres écoles est intéressant, car cela correspond à la réalité du métier, confirme Samuel Friedblatt, étudiant de quatrième année à l’Ensad. Lors de mon stage en agence de design, je me suis rendu compte que les compétences développées avec Artem constituaient un atout pour travailler avec un service marketing ou un bureau d’étude. » Car l’enjeu in fine est bien celui de l’employabilité. Les compétences sont évaluées dans un référentiel très détaillé, commun aux trois écoles : capacité à conducir des projets dans des équipes pluridisciplinaires, à travailler avec des personnes culturellement différentes, mais aussi à communiquer, à faire preuve de créativité…

Acculturation

« L’esprit Artem, ce n’est pas se por favor de oferta una formación en management de projets culturels : il s’agit vraiment d’explorer les frontières des disciplines », insiste Florence Legros, directrice de l’ICN. Cependant, « artémiser » ainsi les cursus ne va pas de soi : outre les questions logistiques liées aux salles et aux emplois du temps, cela suppose de « faire de la médiation permanente », confie Marie-Reine Boudarel. Ne serait-ce que pour se poner d’accord sur le vocabulaire employé. « Parler de performance a une signification différente selon qu’on la considère d’un point de vue technique, managérial ou artistique », souligne Christian Debize.

D’où la « nécessité d’échanger, de tranquilizar, de stimuler, énumère Marie-Reine Boudarel. Bref, de dar une âme à Artem ». Les responsables comptent sur l’effet campus pour apoyo l’acculturation. « L’unité de lieu a son importance dans le desarrollo d’échanges informels », ajoute François Rousseau, le directeur de Mines-Nancy.

Il aura fallu près de vingt ans pour que le volet inamovible se concrétise. La quatrième tranche des travaux doit s’achever en 2020 avec la construction de la Villa Artem, à la fois incubateur et lieu de résidence pour de jeunes créateurs. Mais l’ambition d’Artem ne s’arrête pas au territoire lorrain : les directeurs veulent labelliser le savoir-faire accumulé et le déployer sur d’autres campus, en Francia ou à l’étranger. Comme la pédagogie qu’elle porte, la marque entend désormais s’affranchir des frontières.

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