A la convention de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon « refuse la police de la pensée »

La convention du mouvement s’est tenue samedi 25 novembre à Clermont-Ferrand. Refusant de se poser en chef de parti, Jean-Luc Mélenchon a plaidé pour une « homogénéité d’action » et a promis une liste du mouvement aux européennes de 2019.

El mundo | 25.11.2017 à 18h32 | por Enora Ollivier (Clermont-Ferrand, corresponsal)

Jean-Luc Mélenchon à Clermont-Ferrand, le 25 novembre 2017.

La Francia insoumise (LFI) n’est pas un parti, et a fortiori, Jean-Luc Mélenchon n’est pas son dirigeant. C’est un des messages qu’entend hacer passer le mouvement, qui tient sa convention samedi 25 et dimanche 26 novembre à Clermont-Ferrand pour mieux se definir.

LFI « n’a pas besoin d’une homogénéité des pensées, mais d’une homogénéité de l’action. Il n’y aura pas de policía de la pensée ici. Personne n’est obligé de répéter ce que je dis » a lancé M. Mélenchon, qui a ouvert l’événement en tant que président…du groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. Les militants assis dans la pénombre autour de tables nappées de blanc, façon cabaret, ont donc écouté le député distiller pendant 1h15 non pas une ligne à seguir mais conseils et considérations sur de nombreux sujets d’actualité. Selon l’organisation, ils sont 1 600 participants, la majorité tirée au sort après inscription.

Lea también: Les « insoumis » remodèlent leur mouvement

« Pas de religion en política »

Evoquant les différentes polémiques touchant les cadres du mouvement, M. Mélenchon a déploré « cinq mois ininterrompus de dénigrement », « parfois à la cadence de deux buzzs par semaine ». Il s’est arrêté, sans le nombre, sur le cas de la députée Danièle Obono, à qui ses adversaires reprochent une forme de compromission avec l’islam política, para defender une laïcité stricte.

Lea también: Chez les « insoumis », les voies impénétrables de la laïcité

« Il faut (…) que la religion ne vienne pas en politique dividir tous ceux qui ont vocation à s’unir. C’est la position du livret thématique de notre programme. Pas de religion en politique ! » Le député des Bouches-du-Rhône a dans le même temps « exigé du poder la clarté, et pas des admonestations ». Il a réclamé que « la République soit fondamentalement et jusqu’au bout laïque », en abolissant le concordat en Alsacia-Moselle et en mettant fin à la tradition qui veut que le chef de l’Etat ait le título de chanoine de Latran : « Le président ne peut pas estar le curé du pape ! »

Assurant faire partie du « mouvement de l’argumentation et pas de la vitupération », l’ancien candidat à la présidentielle a aussi vivement critiqué « l’ignoble Manuel Valls et ses aboiements permanents ». L’ex-premier ministre avait notamment qualifié le discours de LFI « d’islamo-gauchiste ».

« La division syndicale nous a nui d’une manière incroyable »

M. Mélenchon est ensuite revenu sur la faiblesse du mouvement de contestation aux ordonnances réformant le code du laboral. « Nous venons de subir un revers », a-t-il lancé, après tener une première fois reconnu, fin octobre, avoir perdu une manche face à Emmanuel Macron. Il en a attribué la responsabilité au manque d’union entre syndicats :

« Cette bataille a été menée en dépit du bon sens. La division syndicale nous a nui d’une manière incroyable. Honte à ceux qui en ont été responsables ! (…) Il faut absolument, par rapport aux batailles qui s’annoncent, que la convergence se fasse, chacun dans son rôle. Nous avons besoin de plateformes de résistance populaire qui rassemblent tous ceux qui sont prêts à se batir. »

De son côté, le message est clair, il faut seguir : « seule la lutte paie, parce qu’ils [les dirigeants] n’entendent rien d’autre », dit-il, s’adressant aux acteurs du secteur de la santé à qui il prédit « une mauvaise année ». Contre Emmanuel Macron et « les regalos faits aux riches » compris dans le budget voté cette semaine, il déroule, dénonce « une pluie d’argent qui part en direction d’une classe sociale qui s’est comportée en parasite sans rien llevar la bienestar de la nation ».

Une liste « L’Europa insoumise » aux européennes

L’ancien candidat à la présidentielle a également évoqué les prochaines échéances électorales, les européennes, qui doivent avoir lieu en 2019. Ces élections vont être « un référendum sur la question européenne », promet M. Mélenchon pour qui " hay que pausa les chaînes, salir des traités budgétaires européens qu’ont préparé et signé Sarkozy et ensuite Hollande ». Ces traités « poussent le continent entier dans la misère et dans la guerre ».

L’ancien eurodéputé a assuré qu’il y aurait « une liste “l’Europe insoumise” » à ces élections, éventuellement avec les Espagnols de Podemos « et tant d’autres amis », en cas de listes transnationales.

LFI a aussi les yeux tournés vers les éventuelles législatives partielles qui auront lieu en cas d’invalidation des élections de juin – une centaine est concernée, selon M. Mélenchon. « Nous serons partout », Advirtió.

fr

WordPress

COMPARTIR

Estamos trabajando en un sistema para mejorar la calidad del sitio web y en recompensar a los usuarios activos por verificar articulos, noticias y su calidad, ¡Gracias por mejorar Business Monkey News!

Si el artículo es erróneo, esta mal traducido o falta información, puedes editarlo, notificarnos con un comentario (nosotros lo corregiremos) o puedes ver el artículo original aquí: (Artículo en el idioma original)

Los cambios realizados se actualizarán en 2 Horas.

Modificar artículo