Après son revirement sur le glyphosate, « l’Allemagne en pilotage automatique »

La presse allemande critique vivement le désaccord affiché au sein du gouvernement sur le glyphosate, qui a permis le renouvellement de son autorisation.

El mundo | 29.11.2017 à 13h56 • Mis à jour le 29.11.2017 à 14h16

Pour la presse allemande, l’affaire du glyphosate, cet herbicide controversé réautorisé en Europa pour cinq ans, à la suite du revirement inattendu de l’Alemania, lundi 27 novembre, est essentiellement une question de política intérieure.

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« Le ministre CSU répand du poison sur la grande coalition », résume le quotidien populaire imagen. Il apparaît en effet que le ministre de l’agricultura, Christian Schmidt, chrétien-social bavarois qui, jusque-là « brillait » plutôt par sa discrétion, a décidé d’approuver la prolongation du glyphosate pendant cinq ans, malgré l’avis opposé de sa collègue sociale-démocrate de l’medio ambiente, Barbara Hendricks, sans qu’Angela Merkel soit au courant.

es « quelque chose qui ne doit pas se répéter », a reconnu celle-ci, ce qui dans sa bouche constitue un désaveu cinglant. Pourquoi la CSU n’a-t-elle pas hésité à provocar une crise avec les sociaux-démocrates, à quarante-huit heures d’une rencontre décisive entre les dirigeants politiques de la CDU, de la CSU et du SPD pour former une éventuelle grande coalition et salir l’Allemagne de l’impasse política ?

Comme le résume, mercredi 29 novembre, Thorsten Knuf dans le Berliner Tageszeitung, un quotidien berlinois, « la CSU a peur de perder la majorité absolue aux élections régionales en Bavière l’année prochaine. Tous les moyens sont bons pour elle de se mostrar sous un bon profil ». Bref, pas question de déplaire aux puissants lobbys agricoles bavarois.

« Un affront, une trahison »

En principe, quand deux ministres ne sont pas d’accord sur un sujet, le représentant du gouvernement allemand à Bruxelles s’abstient. Cette fois, il n’en a rien fait. C’est « un affront, une trahison, une démarche contre le principe de collégialité », critique ainsi Stephan-Andreas Casdorff dans le Tagesspiegel. Sous le título « Attention, perte d’autorité », celui-ci remarque que « le navire Allemagne est en pilotage automatique », comme si le pays n’avait « pas encore de chancelière ».

Alors que, pour la sociale-démocratie, une troisième coalition avec Angela Merkel paraît « aussi amère qu’une cuillère de glyphosate, cette trahison était pain bénit », note Berthold Kohler dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Celui-ci est néanmoins convaincu que, malgré les apparences, « il ne faut pas nécessairement s’attendre à une nouvelle escalade de cette affaire ».

Même Myo Hendricks ne demande pas la tête de Christian Schmidt à Angela Merkel, mais « des mesures qui restaurent la confiance ». Quelles mesures ? Le Spiegel Online estime que « le bazar est ouvert ». Car en coulisse, les discusiones de marchands de tapis ont commencé et le SPD compte bien beneficio de cette historia para hacer progresar des dossiers sociaux qui lui tiennent à cœur.

Dans le quotidien économique Handelsblatt, Thomas Sigmund est plus sévère :

« Normalement, lors des conseils des ministres européens, lorsqu’il y a des décisions importantes à tomar, les autres pays regardent toujours ce que fait l’Allemagne. Maintenant, quelques-uns se demandent à Bruxelles si Berlin a vraiment la situation en mains. »

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